« Un SMS, c’est 160 caractères. » C’est vrai… jusqu’au jour où un emoji ou un caractère accentué inattendu fait exploser le nombre de messages facturés. Voici comment ça marche vraiment.
L’alphabet GSM 7 bits : 160 caractères
Par défaut, un SMS est encodé avec l’alphabet GSM 03.38, sur 7 bits. Il contient les lettres latines, les chiffres, la ponctuation courante et quelques lettres accentuées (é, è, ù, ì, ò, à, Ç…). Dans cet alphabet, un SMS unique contient 160 caractères.
Attention : certains caractères comptent double, car ils passent par une table d’extension : € [ ] { } ^ ~ \ |.
Les messages longs : 153 caractères par segment
Au-delà de 160 caractères, le message est découpé en plusieurs segments. Chaque segment réserve quelques octets pour l’en-tête de concaténation (UDH), ce qui laisse 153 caractères par segment. Un message de 200 caractères coûte donc 2 SMS.
L’Unicode : 70 caractères seulement
Dès qu’un caractère hors alphabet GSM apparaît (emoji, ê, â, ô, caractères non latins…), tout le message bascule en UCS-2. La limite tombe alors à 70 caractères, puis 67 par segment.
Nos conseils
- Évitez les emojis dans les campagnes à gros volume, ou assumez leur coût.
- Remplacez « ê », « â », « ô » par leurs équivalents sans accent si le budget compte.
- Testez toujours votre message dans un simulateur avant l’envoi.
Justement : notre simulateur calcule l’encodage et le nombre de segments en direct.

